Lorient : les pêcheurs se sentent trahis

Publié le par francoise Olivier-Coupeau

Vendredi 14 mars : rencontre avec des marins-pêcheurs très en colère, désabusés par les promesses du Président de la République non tenues. Explication :

Depuis le mois de novembre, la colère gronde dans le milieu de la pêche. Le métier est dur et dangeureux, mais de surcroit, il ne paye plus. Responsable : le prix du carburant qui grève lourdement les charges des bateaux. Rappelons que la plupart des équipages sont payés "à la part" c'est à dire sur le prix de vente de la pêche une fois enlevés les frais de fonctionnement.

Lors de la réunion du 14 mars à Keroman, un matelot annonçait sa dernière paye : 600 € pour trois semaines de mer, trois semaines de travail quasi continu, trois semaines à braver le froid, l'eau et le danger.

Lors d'une fameuse réunion au Guilvinec, le 6 novembre, le Président avait clairtement promis de limiter le prix du litre de carburant à 0,30 cts d'euro . Cet engagement, pris dans la précipitation et la  confusion n'a connu aucune traduction concrète, et aujourd'hui, les pêcheurs, révoltés d'avoir été trahis , sont inquiets pour leur avenir.

Après avoir écouté leurs revendications, ainsi que le point de vue des mareyeurs, qui craignent de voir toute la filière s'écrouler si les marins ne reprennent pas la mer au plus vite, j'ai demandé un rendez vous à François FILLON, premier ministre.

Voici le contenu de la lettre que je lui ai fait parvenir, après avoir pris contact aves son cabinet pour plus d'efficacité :

 

 

 

 

Monsieur le Premier Ministre,

 

 

Le 6 novembre dernier, lors d’une réunion au Guilvinec (29), le Chef de l’Etat avait pris des engagements auprès des pêcheurs bretons. Il avait notamment assuré que le litre de gasoil serait plafonné à 30 centimes d’euros par litre à compter du 1er janvier 2008.

 

Las d’attendre que cette promesse soit tenue, les pêcheurs lorientais, rejoints par d’autres professionnels, viennent à nouveau d’entrer en conflit. La situation est particulièrement préoccupante pour l’ensemble de la filière et pourrait vite dégénérer.

 

C’est pourquoi les parlementaires socialistes du sud Bretagne, réunis en comité de vigilance, sollicitent en urgence un entretien avec vous.  

 

Vous en remerciant par avance, je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, mes salutations distinguées.

 

 

 

 

 

 

Françoise Olivier-Coupeau



Publié dans Economie-Emploi

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L
Il est clair que la volonté gouvernementale affichée de baisser les impôts ne s'est traduite dans les faits que poour les classes trés trés aisées avec le bouclier fiscal.
Il n'en va pas de même pour les professionnels dont le carburant est le premier ou le deuxième poste de dépense : les pêcheurs mais aussi les routiers. Professionnels aujourd'hui en grande difficulté.
C'est également vrai pour le citoyen lambda qui par le biais de la hausse des carburants voit ses impôts non pas baissés mais augmentés!
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