Abandon de RTT et gel des salaires ne sauveront pas Bosch

Publié le par francoise Olivier-Coupeau

Les propositions des salariés de l'usine Bosch de Beauvais (240 emplois) n'ont pas suffi. Le sacrifice de douze jours de RTT et un gel des salaires de deux ans n'ont pas convaincu la direction ce site spécialisé dans les systèmes de freinage automobiles  qui maintient donc son intention de fermer.

 


Obsolète.
«Nous avons étudié les propositions du comité d’entreprise, mais malheureusement, nous n’avons pas le volume de produits permettant d’augmenter l’activité, confiait hier la direction de Bosch-France à Libération. Même à moindre coûts, la question reste la même : pour fabriquer quoi ?» Le système de freinage développé à Beauvais serait obsolète et l’entreprise préfère concentrer sa production sur Angers, dans le Maine-et-Loire, et sur Moulins, dans l’Allier.  

Les syndicats ne s’avouent pourtant pas vaincus. Un élu CFDT, parti rencontrer la direction du groupe en Allemagne, devrait lui proposer de transférer une partie de la production de certains sites jugés excédentaires vers Beauvais. Mais là encore, «ce serait déshabiller Paul pour habiller Jacques», explique la direction, qui promet «une solution de reclassement pour chacun des 240 salariés». Même en rognant sur leurs temps de travail, les salariés semblent donc condamnés.

Précédent.
Bosch, pourtant, avait connu un précédent. En 2004, les 800 salariés du site de Vénissieux, dans le Rhône, avaient renoncé à six jours de RTT pour sauver leur emploi. La question aujourd’hui semble différente. Les salariés de Beauvais le prouvent : le problème est loin d’être uniquement celui du coût du travail.


Publié dans Economique et social

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