SBFM : que chacun prenne ses responsabilités !!

Publié le par francoise Olivier-Coupeau

 

 

Depuis le 28 novembre dernier, la Société Morbihannaise de Fonderie Mécanique est officiellement placée en redressement judicaire par décision du tribunal de commerce de lyon avec une période d'observation de 6 mois.

 

La SBFM est une entreprise majeure pour notre bassin d'emploi, un symbole de l'histoire du patrimoine industriel du pays de Lorient depuis sa création en 1966 en tant que filiale du groupe Renault

 

Mais avant toute chose, c’est une entreprise riche d’un capital humain de 570 salariés, hommes et femmes dont l'avenir est aujourd'hui incertain et source d'angoisses dans un contexte de conversion professionnelle difficile.

 

Qui porte la responsabilité de cette situation ?

 

L’entreprise qui n'a pas rempli ses engagements d'investissements

Depuis plusieurs années, en dépit de ses promesses réitérées  le groupe italien ZEN dont dépend la SBFM n'a pas tenu ses engagements d'investissement afin de renouveler des outils de production aujourd'hui dépassés.

 

Les pouvoirs publics

Confrontée à une hausse des matières premières associée à une baisse générale de l'activité en raison de la crise, la SBFM se trouve dans une situation financière difficile depuis de nombreux mois. J'avais eu l'occasion d'alerter le gouvernement à ce sujet en juillet en inscrivant au Journal Officiel une question écrite à laquelle je n'ai toujours pas de réponse. J’ai à nouveau interpellé le Président de la République et la Ministre de l’économie il y a quelques semaines. Face à la montée de la crise, le gouvernement a soudainement découvert l'urgence, lors de l'annonce de son plan de relance économique, de mener une politique spécifique pour structurer et sécuriser la filière de la sous-traitance automobile. Il était temps mais ne sera-t-il pas trop tard pour la SBFM ? Je ne l'espère pas.

 

Les constructeurs automobiles

Il est essentiel que le groupe Renault, principal client (70% de la production) et donc l'Etat, principal actionnaire, donne un signal fort en s'engageant sur un volume de commande afin de faire passer à la SBFM qui est un de ses grands fournisseurs cette étape difficile de son fonctionnement. Or il apparaît que le fonds d'investissement sectoriel prévu par le plan du gouvernement et mis en place par les grands acteurs de la filière, en premier lieu Renault et PSA et dont les capitaux seront majoritairement privés, « sélectionnera des projets d'entreprise solides donc rentables ». Qu'en sera-t-il de la SBFM ? Sera-t-elle sacrifiée par ce plan ? Ce serait inacceptable et inconcevable.

 

Tous, élus, syndicalistes, salariés, responsables de l'entreprise et pouvoir publics devont unir nos efforts pour que devant les administrateurs judiciaires nommés par le tribunal de commerce de Lyon, la direction de la société présente un plan de continuation  le 20 janvier prochain. La SBFM  doit poursuivre son activité.

 

C’est pourquoi j’apporte un soutien sans réserve au réseau de résistance pour l’emploi de la SBFM.

 

Publié dans Actualité locale

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