Agriculture : Fièvre catarrhale, lutte et prévention

Publié le par francoise Olivier-Coupeau

Texte de la Question :

Mme Françoise Olivier-Coupeau attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur l'inquiétude des professionnels de l'élevage ovin de la région Bretagne face au problème économique et sanitaire posé par la propagation de la FCO et les modalités de lutte contre la maladie, et notamment, la mesure d'interdiction de mouvements nationaux des ruminants venant de zones affectées par la fièvre catarrhale et non vaccinés contre les sérotypes 8 et 1 de cette maladie. Un accord bilatéral passé entre la France et l'Italie, s'appuyant sur le constat que l'hiver constitue une période propice à l'arrêt de l'épidémie a considérablement assoupli les conditions d'entrée des ruminants en provenance de France. Il s'ensuit que si, aujourd'hui, un animal né dans le Finistère peut, par exemple, être exporté dans la région de Milan sans contrainte sanitaire particulière vis-à-vis de cette maladie, il ne peut l'être en Ille-et-Vilaine qu'après le délai réglementaire des trois mois. Cette situation créée un préjudice économique dans des régions telles que la Bretagne. En effet, les animaux sont retenus dans des exploitations qui ne possèdent ni structures, ni potentiel fourrager pour les élever alors qu'à l'inverse, des exploitations spécialisées dans l'engraissement ne peuvent se remplir. Aussi, elle lui demande s'il a l'intention d'envisager l'assouplissement du règlement, afin de rétablir des conditions normales de mouvement pour les animaux issus des zones touchées par les sérotypes 1 et 8.


Question publiée au JO le :  17/03/2009  page :  2449