Mon intervention lors du débat sur le repos dominical

Publié le par francoise Olivier-Coupeau

 M. le président. La parole est à Mme Françoise Olivier-Coupeau.

 

Mme Françoise Olivier-Coupeau. Je souhaite dédier ce temps de parole à mes anciennes collègues. En effet, à la différence de beaucoup ici, je suis une ancienne vendeuse. J’ai, en effet, vendu des jouets pendant six ans. Quand j’évoque le problème du commerce, je sais à peu près de quoi je parle. Je peux, par exemple, affirmer que la notion de volontariat n’existe pas dans le travail.

 

Nous étions alors tous bien jeunes. Ce n’était pas le plein-emploi, mais il y avait du travail. Je me souviens que l’on nous disait « Tu viendras travailler lundi matin », ce à quoi nous répondions « Lundi, je dois faire ceci, cela… ». Le patron avait alors cette jolie phrase : « Si tu n’as pas envie de travailler, il y en a dix qui attendent ta place ». Cela se passait dans les années soixante-quinze. Je tenais donc à vous le signaler et à avoir une pensée pour toutes mes anciennes collègues et pour tous ceux qui font aujourd’hui ce métier.

 

Je suis également mère. Je pense aux enfants de divorcés. Je pense à ces parents divorcés qui – manque de pot ! – travailleront le week-end où ils auront la garde de leurs enfants. Ces gens-là ne verront plus leurs gamins.

 

C’est assez dramatique. Pour cette raison, je ne voterai pas ce texte, et j’espère profondément qu’un grand nombre de mes collègues ne le voteront pas.

Publié dans Economie-Emploi

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