Hommage de Norbert Métairie à Françoise Olivier-Coupeau le 9 mai

Publié le par Francoise Olivier-Coupeau

La disparition de Françoise, notre amie, est une dure épreuve.

 

Au-delà du chagrin qui est le nôtre et que nous partageons avec Laurent, Antoine, Philippe, ses parents qui l’ont tant soutenue durant la maladie, au-delà de notre profonde tristesse, je voudrais, en quelques mots, lui rendre l’hommage de la ville et du pays de Lorient. L’hommage à notre députée qui restera, pour nous, l’exemple d’une combattante de la vie.

 

Les mots, les paroles exprimés ces derniers jours et venant de tous les horizons, sont unanimes pour saluer la mémoire d’une femme exceptionnelle, totalement engagée, qui avait un sens aigu de sa mission parlementaire au service de la nation et au service de nos concitoyens.

 

Votre présence parmi nous ce matin, Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Amiral, Messieurs les Préfets, Mesdames et Messieurs les Parlementaires, Cher Jean-Yves et vous tous, élus, citoyens, amis, votre présence à tous témoigne aussi de cet hommage républicain et amical que vous êtes venus lui rendre.

 

Françoise était d’abord pour nous une force de vie, une intelligence sensible aux réalités mais aussi une intelligence de cœur. Elle avait un humour parfois déstabilisant, une énergie, on le sait, hors du commun. Elle m’a toujours impressionné par son empathie, sa capacité à intégrer très rapidement tous les dossiers, par cette façon de ne jamais lâcher prise, par son optimisme et sa générosité qui ont souvent marqués ceux qui l’ont approchée. Elle avait aussi ce don de faire confiance aux gens qui le lui rendaient bien.

 

Finalement, sa rencontre avec son élection en 2007 aura été aussi une rencontre avec elle-même, révélant quasi naturellement sa grande humanité.  Force de vie, mais aussi force de conviction. Elle n’hésitait pas à la montrer, elle ne transigeait pas sur les valeurs. On ne peut qu’admirer la militante passionnée, attachée aux valeurs républicaines, éprise de justice sociale, proche des gens. J’aimais sa conception de la politique, à la fois ouverte et tolérante, préférant la force des arguments, la persuasion au sectarisme.

 

Son sens de l’éthique en politique, son respect des autres, loin des plans de carrière ou des petites ambitions, en ont fait une parlementaire à plein temps, comme elle le répétait souvent. Les actes en accord avec le discours ! C’était là sa conception, à la fois sensible et exigeante de la politique.

Dans ce mandat, trop court, Françoise aura été aussi un acteur majeur pour notre territoire.

 

Chacun salue son engagement assidu au sein de la Commission de la Défense et des Forces Armées, l’attention toute particulière portée à la Marine Nationale et à la Gendarmerie. Infatigable, elle a conquis l’estime de tous, sur toutes les questions dans lesquelles elle s’est impliquée.

 

Je garde bien sûr en mémoire les dossiers locaux que nous avons portés ensemble, avec la même convergence de vue. Elle était profondément passionnée par sa ville et le pays de Lorient perd, avec elle,  un de ses plus ardents et énergiques défenseurs.

 

Françoise va nous manquer. Elle nous dirait sûrement aujourd’hui, avec son énergie communicative : « Ben quoi,  ne soyez pas tristes, continuez à vous battre, ayez confiance en l’avenir, en la vie ».

 

Elle avait érigé le courage en principe de vie. Puisse son exemple nous aider à porter son message.

 

Adieu Françoise, adieu notre amie.

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