Pourquoi Mme Alliot-Marie doit démissionner

Publié le par Francoise Olivier-Coupeau


Scandales des voyages privés de M. Alliot-Marie et F. Fillon
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Questions au gouvernement des députés socialistes

Comme Eric Woerth dans l’affaire Bettencourt, Mme Alliot-Marie n’a pas su ériger une cloison étanche entre sa vie privée, celle de sa famille et ses fonctions officielles. Les nouvelles révélations de la presse montrent qu’il y a trop de mensonges et d’omissions, de mélanges de genres entre les intérêts personnels et familiaux et les fonctions officielles de la ministre. En pleine révolution, la ministre des affaires étrangères et son compagnon M. Ollier lui aussi membre du gouvernement, étaient quasiment en voyage d’affaires en Tunisie. 

Comment ne pas faire le lien entre les multiples accointances de Mme Alliot-Marie avec des personnalités du régime Ben Ali et le soutien que la diplomatie française lui a accordé jusqu’au bout. Comment ne pas rapprocher l’offre de coopération policière faite à l’Assemblée avec son coup de fil à Ben Ali et sa rencontre avec le ministre de l’Intérieur pendant ses vacances tunisiennes.

La diplomatie française a été discréditée par cette affaire mais aussi par son absence d’empathie vis-à-vis des révolutions démocratiques populaires en Tunisie et en Egypte. C’est pour toutes ces raisons que Mme Alliot-Marie doit démissionner afin que la France retrouve une voix sur le plan international. 

Ce comportement montre la nécessité d’adopter rapidement une loi sur les conflits d’intérêt que le groupe SRC continue de réclamer et qui doit s’appliquer à tous les élus de la République. 

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La confusion des intérêts politiques et privés est devenue avec N. Sarkozy un véritable système de gouvernement à l’intérieur comme à l’extérieur de nos frontières. Après les voyages de M. Alliot-Marie à bord de jets d’amis du régime dans une Tunisie en pleine révolte où la dictature fait tirer sur la foule, c’est le Premier ministre F. Fillon qui a bénéficié des largesses de Moubarak pour ses vacances privées. Il est urgent de remettre la République à l’endroit, de rétablir une exemplarité, une rectitude de comportement pour les dirigeants de notre pays. Les députés socialistes demandent que soit présenté au Parlement le plus rapidement possible un projet de loi qui mette fin aux conflits d’intérêt.

Question au gouvernement de Bruno Le Roux
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Le gouvernement ne peut pas demander des efforts aux Français et être le premier à s’en exonérer. Nos ministres ont confondu leurs mandats officiels avec leurs agréments privés. C’est un véritable délitement de l’esprit public qui ruine la crédibilité de la France et accroit la défiance des Français dans leurs institutions.

C’est l’enjeu de la prochaine élection présidentielle : remettre la République à l’endroit, rétablir une exemplarité, une rectitude de comportement pour les dirigeants, qu’ils soient ministres, parlementaires, élus locaux, président de la République ou haut fonctionnaire. En 1997, c’est aussi cette rigueur de comportement, ce respect des règles républicaines qui a permis au gouvernement Jospin de rétablir la confiance dans le pays et de le relancer sur le plan économique et social.

Pour l’heure, il faut en finir avec la République du copinage, des passe-droits et des privilèges. Il est urgent de faire voter une loi qui mette fin aux conflits d’intérêts à l’intérieur de notre pays comme à l’étranger.

 

Question au gouvernement de Bruno Le Roux le 08/02/11

 

 

 

Jean-Marc AYRAULT, Président du groupe socialiste, invité de RTL (9 février 2011)   


Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes, président du g
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Publié dans Démocratie

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M


de droite, je suis navre de l image deplorable de notre pays que vehicule mam. navre et nostalgique du temps ou avec certains presidents de tel "ministres" auraient ete demissionnes d office



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