Un déni de Démocratie

Publié le par Francoise Olivier-Coupeau

Mardi 14 septembre 2010, au moment des explications de vote précédant le solennel et dernier scrutin sur le projet de Loi relatif à la réforme des retraites, Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale, a déclaré, "Je vous rappelle que chaque orateur peut s'exprimer durant cinq minutes".


En effet, il sagit pour chaque député d'un temps de parole minimal, j'allais dire resserré, en application de l'article 49 alinéa 13 du Règlement de l'Assemblée nationale (RAN) qui accorde "une explication de vote personnelle de cinq minutes" à tout représentant de la Nation qui en exprime le désir.


Ce Mardi, 166 députés avaient fait valoir ce droit. Or que s'est-il passé? Seuls les 23 premiers inscrits ont pu s'exprimer.

Ainsi 142 élus de l'opposition se sont retrouvés bâillonnés, censurés. Cette méthode n'est pas digne de notre démocratie et particulièrement sur un sujet aussi important que la réforme des retraites qui  représente à nos yeux un véritable choix de scociété.


Je tenais à vous éclairer sur les raisons qui ont conduit les parlementaires à manifester si bruyamment jusque dans les couloirs de l'assemblée. Les reportages consacrés à la manifestation de notre mécontentement dans les JT du soir n'en n''ayant pas, à mon sens, suffisamment explicités les raisons aux téléspectateurs.

 

Nous avons donc décidés de boycotter mercredi et jeudi les travaux de l'Assemblée et les présidences de séance pour protester contre "ce putsch" selon le terme employé par Jean Marc Ayrault.

Publié dans Démocratie

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