Conséquences de la suppression de l'AER (Allocation Equivalent Retraite)
Texte de la Question :
Mme Françoise Olivier-Coupeau attire l'attention de M. le ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville sur les conséquences de la suppression de l'allocation équivalent retraite (AER) depuis le 1er janvier 2009, en application de l'article 132 de la loi de finances pour l'année 2008. Cette allocation concernait les demandeurs d'emploi qui justifiaient d'au moins 160 trimestres validés auprès de l'assurance vieillesse. Elle établissait le relais entre la fin de l'indemnisation par l'assedic et l'entrée en jouissance de la pension vieillesse. Censée favoriser le retour à l'emploi des seniors, cette suppression s'avère sur le fond socialement inéquitable, discutable et sur la forme inapplicable : socialement inéquitable du fait de « l'effet couperet » de sa suppression brutale car ceux qui en bénéficient continueront à la percevoir jusqu'à l'expiration de leurs droits tandis que ceux qui auraient dû en bénéficier se trouveront dans une situation extrêmement précaire. Ils ne percevront, quant à eux, que l'ASS (14,42 euros/jour) après 40 ans de travail. Socialement discutable car le retour à l'emploi des travailleurs âgés après plusieurs années de chômage relève plus de l'hypothèse d'école que d'une analyse objective du marché actuel du travail. Inapplicable dans la forme car « Pôle emploi » refuse la réintégration de ces chômeurs au prétexte qu'ils se sont engagés, par écrit, à ne plus rechercher d'emploi pour bénéficier de l'AER qu'on leur refuse aujourd'hui. Paradoxalement privés de l'AER et du soutien de « Pôle Emploi », elle souhaite savoir si ces travailleurs aux carrières longues sont condamnés à devenir des « chômeurs de l'ombre ».
Question publiée au JO le : 31/03/2009 page : 3043
Texte de la Réponse : (en attente)
Mme Françoise Olivier-Coupeau attire l'attention de M. le ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville sur les conséquences de la suppression de l'allocation équivalent retraite (AER) depuis le 1er janvier 2009, en application de l'article 132 de la loi de finances pour l'année 2008. Cette allocation concernait les demandeurs d'emploi qui justifiaient d'au moins 160 trimestres validés auprès de l'assurance vieillesse. Elle établissait le relais entre la fin de l'indemnisation par l'assedic et l'entrée en jouissance de la pension vieillesse. Censée favoriser le retour à l'emploi des seniors, cette suppression s'avère sur le fond socialement inéquitable, discutable et sur la forme inapplicable : socialement inéquitable du fait de « l'effet couperet » de sa suppression brutale car ceux qui en bénéficient continueront à la percevoir jusqu'à l'expiration de leurs droits tandis que ceux qui auraient dû en bénéficier se trouveront dans une situation extrêmement précaire. Ils ne percevront, quant à eux, que l'ASS (14,42 euros/jour) après 40 ans de travail. Socialement discutable car le retour à l'emploi des travailleurs âgés après plusieurs années de chômage relève plus de l'hypothèse d'école que d'une analyse objective du marché actuel du travail. Inapplicable dans la forme car « Pôle emploi » refuse la réintégration de ces chômeurs au prétexte qu'ils se sont engagés, par écrit, à ne plus rechercher d'emploi pour bénéficier de l'AER qu'on leur refuse aujourd'hui. Paradoxalement privés de l'AER et du soutien de « Pôle Emploi », elle souhaite savoir si ces travailleurs aux carrières longues sont condamnés à devenir des « chômeurs de l'ombre ».
Question publiée au JO le : 31/03/2009 page : 3043
Texte de la Réponse : (en attente)
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