Une députée omniprésente...
Le rejet du projet de loi HADOPI au début du mois d’avril a de nouveau mis à la une de l’actualité le débat récurrent concernant la présence ou plutôt l’absentéisme des députés dans l’hémicycle.
Une équipe du Webjournal « les infos.com » s’est rendue sur place pour dresser un état des lieux « in situ » et traquer les députés fantômes.
L’équipe de journalistes a établi un classement fondé sur des critères d’activité. Ce classement, s’il n’est pas parfait car il ne mesure pas directement le temps de présence, a le mérite d’exister.
J’y figure à la 308 ème place, le bonnet d’âne au numéro 1 (Pierre Bédier) et le prix d’excellence au numéro 577 (Didier Migaud Président de la Commission des Finances).
Mon classement est d’autant plus flatteur que trois correctifs majeurs potentiellement très favorables doivent être portés à mon crédit :
- Un député nouvellement élu (ce qui est mon cas) doit gagner sa crédibilité en observant avec attention avant de se lancer dans l’arène. Cette période de rôdage indispensable, d’acquisition du fonctionnement m’a coûté sans aucun doute quelques places au classement.
- Par ailleurs, la comptabilité des interventions en séance est une variable discutable dans la mesure où une simple onomatopée dont certains sont friands fait bouger le curseur. J’évite pour ma part ce type d’activité purement existentiel et perds là encore des places.
- De surcroît, c’est en juin que sera débattu le projet de loi gendarmerie dont je suis responsable pour le groupe SRC et que nous rendrons le rapport sur les OPEX. Autant d’interventions non comptabilisées pour 2008 !
Compte tenu de ces éléments, mon classement est fidèle à la réalité et reflète concrètement le respect de mes engagements de campagne vis-à-vis des électeurs de ma circonscription.
Oui, j’ai choisi d’être très présente dans l’hémicycle de jour et bien souvent de nuit.
Oui, j’assume pleinement mon activité parlementaire en séance et en commission.
Oui, j’exerce ce mandat exigeant avec rigueur et passion.
Oui, j’étais de celles et ceux qui ont permis le rejet d’HADOPI et, pour ma part, il s’agit là de ce qui me tient le plus à cœur : le respect de la parole donnée.