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Liens nationaux

Jeudi 12 mai 2011 4 12 /05 /Mai /2011 18:03
- Par Francoise Olivier-Coupeau

Hommage de Philippe 


Toutes les batailles de la vie nous enseignent quelque chose, même celles que nous perdons. Au-delà des difficultés, au-delà des souffrances, le combat que notre mère a mené contre la maladie, depuis de nombreuses années, nous a appris l’importance que revêtent chaque moment de la vie.  La lutte n’en demeurait pas moins profondément injuste et inégale.

Nous avons ainsi pu comprendre combien notre existence peut être fragile, ce qui nous impose de donner un sens profond à nos valeurs, au-delà de la pure apparence.

Quelles que furent ses activités, ses fonctions, notre mère avait constamment pour but d’aider l’autre, elle ne voyait en chacun que le meilleur. De Lorient à Kaboul, elle incarnait partout avec fierté les valeurs de la République, mais au-delà de la personne que vous connaissiez, elle était croyait moi, une mère exceptionnelle.

Pas un instant elle n’était de loin de nous, pas un instant elle n’oubliait d’avoir une pensée ou une action bienveillante à notre égard. Ses coups de téléphones, où nous refaisions le monde comme si nous allions nous quitter pour 30 ans, ses conseils, ses marques permanentes de tendresse, me manquent  aujourd’hui cruellement. Néanmoins, j’en suis persuadé, pour le vivre personnellement, elle reste en chacun d’entre nous. Pour tous ceux qui l’ont connue, côtoyée, approchée, elle a laissé un mot, un regard, un sourire, qui nous réconfortent aujourd’hui.

Elle incarnait cette joie de vivre, cet humanisme, cette beauté spirituelle que j’essaierai, que nous essaierons de porter à l’avenir. Maman mérite mieux que notre simple chagrin.

Ainsi, au-delà de la peine légitime, nous nous relèverons car nous le lui devons. J’ai ici une pensée particulière pour les personnes atteintes par la maladie, leur rappelant que la mémoire de notre mère exige qu’ils continuent la lutte.

J’ai une autre pensée pour tous ceux auxquels elle a tendu la main, les plus vulnérables, les plus en difficultés, pour qu’ils sachent qu’ils ne seront jamais seuls.

La vie a encore de belles choses à nous promettre, nous offrira de nombreux bonheurs et de nouveaux défis.

Dans tous ces moments, j’en suis persuadé, Maman sera là, présente aux côtés de chacun de ceux qui lui étaient chers, comme elle l’a toujours été. Je remercie une fois de plus chaleureusement en son nom et aux noms des miens, tous ceux qui l’ont soutenue au cours de cette épreuve, où qui nous soutiennent aujourd’hui avec sincérité.

Pour toi Maman, pour Papa, pour Antoine, pour Mamick et Papick, pour Yann et Fabienne, pour Manon et Nathan, et pour tous les autres, nous nous reconstruirons, et nous mènerons la plus belle vie possible, afin que tu puisses te réjouir des valeurs que tu nous as insufflées et être fière de nous.

Nous sommes aujourd’hui réunis pour célébrer la mémoire d’une grande dame, d’une personne exceptionnelle qui nous a tout apporté, mais c’est promis, nous ne pleurerons pas celle que nous avons perdue, mais nous nous réjouirons de l’avoir connue. 

 

Hommage d'Antoine

 

Mesdames, Messieurs, chers amis,

Il n’est pas facile pour moi, comme vous vous en doutez, de m’exprimer en une telle occasion, devant une telle assemblée.

Car celle dont on ressent la perte de Kaboul à Groix, celle que tant de personnes illustres, tant d’anonymes ont saluée avec émotion, celle dont nous sommes venus honorer la mémoire, Celle-là était ma mère.

Un fils, qui a encore devant lui le temps du deuil, se sent un peu désorienté de voir sa peine si largement partagée. Car nous sommes nombreux ce matin, famille, amis, collègue, proches, militaires, militants, humbles anonymes.

En privé ou en public, pour la durée d’une vie ou de quelques minutes, elle nous a touchés. Elle nous a permis de parcourir un bout de chemin avec elle, et c’est ce qui nous rassemble tous ici.

Elle nous a permis de partager le chemin d’une grande dame, une expression qui semble naturelle à tous ceux qui l’ont connue.

Elle a mené de nombreux combats, soutenu de nombreuses causes, sans ménager sa santé ou sa peine.

Elle s’est battue pour ses idées avec une chaleur et une conviction que n’entachaient jamais le calcul et le cynisme.

Elle s’est également tenue aux côtés de tous ceux qui avaient besoin  d’elle, les faibles, les humbles, mais aussi tous ceux qui se battaient pour une juste cause.

Une grande dame, donc, mais aussi une femme simple.

Nous nous rappelons tous de son sourire, de sa franchise, et de son énorme capacité d’écoute. Elle ne s’est jamais éloigné des gens, ni du Pays de Lorient, qui lui a donné de si belles années.

Quand elle se rendait à Port-Louis, elle ne déplaçait pas une armée, elle prenait le « batobus » et je pourrais nommer quelques adresses lorientaises qu’elle préférait aux plus hauts lieux parisiens…

Elle nous laisse donc un sourire, une chaleur, et une certaine idée de l’engagement.

Elle nous laisse la certitude que la vie est courte, et qu’il ne faut pas remettre le bonheur à demain.

Elle nous laisse le devoir de poursuivre ses combats, de conserver et de faire croître la flamme qu’elle portait.

Elle laisse aussi trois hommes un peu perdus…

En son nom, au nom de sa famille et de ses proches, je vous remercie d’être venus.


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Lundi 9 mai 2011 1 09 /05 /Mai /2011 11:54
- Par Francoise Olivier-Coupeau

La disparition de Françoise, notre amie, est une dure épreuve.

 

Au-delà du chagrin qui est le nôtre et que nous partageons avec Laurent, Antoine, Philippe, ses parents qui l’ont tant soutenue durant la maladie, au-delà de notre profonde tristesse, je voudrais, en quelques mots, lui rendre l’hommage de la ville et du pays de Lorient. L’hommage à notre députée qui restera, pour nous, l’exemple d’une combattante de la vie.

 

Les mots, les paroles exprimés ces derniers jours et venant de tous les horizons, sont unanimes pour saluer la mémoire d’une femme exceptionnelle, totalement engagée, qui avait un sens aigu de sa mission parlementaire au service de la nation et au service de nos concitoyens.

 

Votre présence parmi nous ce matin, Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Amiral, Messieurs les Préfets, Mesdames et Messieurs les Parlementaires, Cher Jean-Yves et vous tous, élus, citoyens, amis, votre présence à tous témoigne aussi de cet hommage républicain et amical que vous êtes venus lui rendre.

 

Françoise était d’abord pour nous une force de vie, une intelligence sensible aux réalités mais aussi une intelligence de cœur. Elle avait un humour parfois déstabilisant, une énergie, on le sait, hors du commun. Elle m’a toujours impressionné par son empathie, sa capacité à intégrer très rapidement tous les dossiers, par cette façon de ne jamais lâcher prise, par son optimisme et sa générosité qui ont souvent marqués ceux qui l’ont approchée. Elle avait aussi ce don de faire confiance aux gens qui le lui rendaient bien.

 

Finalement, sa rencontre avec son élection en 2007 aura été aussi une rencontre avec elle-même, révélant quasi naturellement sa grande humanité.  Force de vie, mais aussi force de conviction. Elle n’hésitait pas à la montrer, elle ne transigeait pas sur les valeurs. On ne peut qu’admirer la militante passionnée, attachée aux valeurs républicaines, éprise de justice sociale, proche des gens. J’aimais sa conception de la politique, à la fois ouverte et tolérante, préférant la force des arguments, la persuasion au sectarisme.

 

Son sens de l’éthique en politique, son respect des autres, loin des plans de carrière ou des petites ambitions, en ont fait une parlementaire à plein temps, comme elle le répétait souvent. Les actes en accord avec le discours ! C’était là sa conception, à la fois sensible et exigeante de la politique.

Dans ce mandat, trop court, Françoise aura été aussi un acteur majeur pour notre territoire.

 

Chacun salue son engagement assidu au sein de la Commission de la Défense et des Forces Armées, l’attention toute particulière portée à la Marine Nationale et à la Gendarmerie. Infatigable, elle a conquis l’estime de tous, sur toutes les questions dans lesquelles elle s’est impliquée.

 

Je garde bien sûr en mémoire les dossiers locaux que nous avons portés ensemble, avec la même convergence de vue. Elle était profondément passionnée par sa ville et le pays de Lorient perd, avec elle,  un de ses plus ardents et énergiques défenseurs.

 

Françoise va nous manquer. Elle nous dirait sûrement aujourd’hui, avec son énergie communicative : « Ben quoi,  ne soyez pas tristes, continuez à vous battre, ayez confiance en l’avenir, en la vie ».

 

Elle avait érigé le courage en principe de vie. Puisse son exemple nous aider à porter son message.

 

Adieu Françoise, adieu notre amie.


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Lundi 9 mai 2011 1 09 /05 /Mai /2011 11:45
- Par Francoise Olivier-Coupeau

Tu savais depuis longtemps qu’il n’y avait pas égalité des armes entre toi et ce cancer unique. Pourtant que de belles luttes gagnées, que de rémissions joyeuses, que d’attentes de ces molécules incertaines qui pouvaient encore faire vie.

Que nous aimions alors ton rire, que nous aimions alors ta volonté d’en découdre, de gagner, de militer…

Tu nous as donné tant de ton étonnement incrédule, un sourire éclatant d’une victoire électorale qui balayait la crainte d’une défaite de vie.

 Il fallait agir, tenir, râler parfois lorsque certains ne comprenaient pas la richesse du collectif, le bonheur de se fondre dans un groupe, actif, créatif plutôt que de vouloir toujours briller un peu plus, exister en dehors, être singulier, singulier plaisir que celui d’être seul même en haut de l’affiche…

Tu n'as pas tout aimé de ce monde politique, tu aurais voulu plus de militantisme, plus de travail que d'espoir de poste, tu as détesté les plans de carrières, tu ne t'es fait aucune illusion sur la tienne.

Mais quelle leçon donnée, et j'espère reçue, que cette humilité triomphante après une magnifique campagne qui faisait chanter les idées, dérouler des perspectives, écrire les mots du vivre autrement.

Pas faussement modeste mais terriblement lucide, tu savais mieux que d'autres que réussir c'est s'acharner et que les hommes et femmes providentielles n'existent pas, qu'il s'agisse de circonstances ou de chances, mais que les vernis s'usent vite et qu'il faut donc enrichir le bois.

Quel plaisir avais-tu à moquer l’orgueil, comme tu trouvais petits ceux qui se voyaient si grands.

Tu nous manques ma grande ! Tu nous manques colonel ! Nous manqueront même ces anxiétés soudaines, ces regards vers Valérie pour savoir le pourquoi d’une absence. Combien de fois tu nous as rassurés, et tu revenais plus pâle, anxieuse de ne pas faire ton travail, heureuse d’une intervention réussie, en colère d’une mauvaise séance ou joyeuse d’une autre plus incisive …

Tu étais fière d’être là, de pouvoir agir pour les autres, et nous interdisait ces moments de découragement.

Il y a peu, je t’ai demandé ce qui te ferait plaisir et tu as répondu « soyez bons », la séquence du projet m’a fait chaud au cœur.

Je sais les heures trop longues. J’ai souvenir des épuisements, des mots qui ne veulent plus faire sens, des fatigues extrêmes qui font découragements, les longs échanges sur la vie et la mort qui faisaient comme un rempart de vie pour reculer la fin improbable.

Les passagers du train le dernier dimanche font comme bouclier au tour de ton image, celle que tu n'aimais pas, un corps devenu trop mince qui laisse passer en impudeur des envies de vivre sans souffrance ou de lâcher prise.

Lâcher prise, tu l'as décidé après les 2o ans de Philippe, mais c'est un choix tellement  contraint, choix d'épuisement, mais choix quand même, tu voulais pouvoir décider et tu as obtenu cet ultime cadeau après avoir tenté de résister encore, à la douleur, compagne têtue des années de bagarre.

Résister pour eux d'abord, que ta maladie a privés d'années de vie calme, qui ont renoncé trop tôt à l'écume des choses mais à qui tu veux laisser le droit de rire encore, quand le temps adoucira la peine, quand le souvenir se teintera de ta jeunesse, de tes rires et de tes colères, des mains tendues, des exigences.

 Ils ont grandi ces garçons de toi, et tu es soulagée de leur avoir permis de le faire, malgré tout, parce que députée, tu pouvais compenser le doute permanent du nombre de tes jours par la si grande richesse d'une vie de militante élue.

Et puis, il est solide aussi, ce compagnon des éclats de rire comme des larmes ravalées, ou des fugaces instants de désespoir.

 Et puis, il sert l'Etat et tu aimes sa fonction qui doit lui permettre, crois-tu très fort, d'avaler le chagrin, d'en faire un béton de vie, une chape de toi, mais avec une ouverture aux autres, une chape douce de toi et des années partagées, portant tes blessures surmontées de grande sœur qui protège. Ils sont parents mais brisés aussi, ceux à qui tu as donné à la fois la fierté de ta force et le chagrin de ta faiblesse imposée, parents impuissants, qui regarderont une fois encore la vie autrement, mais toujours avec toi, moins souffrante, plus joyeuse, exigeante, belle, qui les avaient aidé à supporter l'insupportable. Et tu porteras toujours aussi, sans qu'il le sache, ce frère qui reste seul et doit vivre pour trois.

L'héroïsme de ta maman ne nous a pas surpris, te regarder vivre avec ce cancer résistant nous avait appris qu'une force peu commune, sans doute partagée, te permettait cette exceptionnelle attitude de détachement personnel et de demande de tout,  sauf de pitié. Comme il a été difficile pour toi, et doux à la fois, de retrouver les mains attentives d'une maman qui s'épuise sans le savoir, comme toujours, auprès de sa fille enfant malade, et à l’ombre du père.

Le dernier dimanche, je t'ai retrouvée si grande, cherchant de l'air pour partager de la vie, des souvenirs juste effleurés, et l'ordre de lutter contre l'extrême droite. Tu as murmuré en souriant  le « tu es toujours mal coiffée », rappelant nos échanges sur la com., ton métier, qui te faisait dire, quand m’écouteront-ils ? Quand sauront-ils enfin qu'il n'est plus là le temps des égos et des carrières, que les citoyens demandent autre chose qu'un nom ou une belle gueule dans un média. Ils demandent du Collectif, de l'Unité, des Valeurs et qu'à force de leur vendre des égos, des visages, et des envies, ces citoyens jetteront leur dévolue sur la haine.

Comme tu as aimé la solidarité vraie retrouvée, celle que tu incarnais et nous avons - je n'oublierai pas - parlé des gendarmes, ce qui fut une passion politique comme l’a justement rappelé Martine : reconnaître leurs fonctions de gens d'armes dans une société déchirée en ces frontières et au dehors. Le choc que tu as reçu en Afghanistan t'avait impressionnée, être restée en campement c'était, cela te semblait t-il, une chance unique, celle de ne pas craindre de mourir là, puisque la perspective de mourir était ton quotidien.

Quelle leçon que ce vivre chaque jour comme un cadeau,  tu riais de nos futilités, personne à Paris n'a eu à souffrir d'une once de demande de compassion.

Tu aurais voulu tout donner et ne rien prendre, tu partageais ce que nous avions dit avec Jacqueline : la dureté de subir une double peine celle d'être malade à en mourir et de provoquer le chagrin chez ses proches, de leur donner à eux qui n'ont rien fait pour mériter cela, de la peine et encore de la peine. Ils savent aujourd’hui, ceux que tu laisses, abattus, brisés, déchirés de toi, que ce que tu leur laisses est joyeux, déterminé, volontaire, et que cela les empêchera d'être désespérés. Nous leur disons notre fierté de t'avoir rencontrée, d’avoir pu échanger avec toi sur la vie et la mort, le chagrin et la pitié, la foi et l'absence de foi, ces longues heures de réflexion partagées qui font grandir un peu.

Ton regard dimanche toujours si clair restait plus fixe, le temps ne comptait  déjà plus, les mots devenaient rares, l’impuissance était là. « C'est étrange de mourir » as tu dis... nous ne voulions pas de cette étrangeté là Françoise, nous voulions que tu restes, qu'il y ait un miracle pour ceux que tu aimais tant, et pour tous ceux qui t’avaient fait confiance. Tu croyais à la vie, as tu dis à Hervé,  mais décidément la maladie qui fait souffrir est tellement injuste et violente que la mort fait soulagement et aide ceux qui restent.

Alors brassons les souvenirs pour te garder riante, moque toi encore de nous Françoise, ressasse ton humilité, tu nous as fait meilleurs et si nous sommes là ce jour, c’est parce que nous sommes fiers d’avoir été des collègues, des copains, des amis.

Merci Françoise…


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Samedi 9 avril 2011 6 09 /04 /Avr /2011 11:06
- Par Francoise Olivier-Coupeau

 

 

 

 

Redresser la France et proposer un nouveau modèle de développementNos 16 propositions

Retrouver la justice pour bâtir l’égalité réelleNos 8 propositions

Rassembler les Français et retrouver la promesse républicaineNos 6 propositions

 


Télécharger les 30 propositions

 

 

Aperçu du projet du PS Télécharger le projet du PS

 

    

 

 

 

Publié dans : Actualités
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Mercredi 16 février 2011 3 16 /02 /Fév /2011 20:26
- Par Francoise Olivier-Coupeau


Scandales des voyages privés de M. Alliot-Marie et F. Fillon
envoyé par GroupeSRC. - L'actualité du moment en vidéo.

Questions au gouvernement des députés socialistes

Comme Eric Woerth dans l’affaire Bettencourt, Mme Alliot-Marie n’a pas su ériger une cloison étanche entre sa vie privée, celle de sa famille et ses fonctions officielles. Les nouvelles révélations de la presse montrent qu’il y a trop de mensonges et d’omissions, de mélanges de genres entre les intérêts personnels et familiaux et les fonctions officielles de la ministre. En pleine révolution, la ministre des affaires étrangères et son compagnon M. Ollier lui aussi membre du gouvernement, étaient quasiment en voyage d’affaires en Tunisie. 

Comment ne pas faire le lien entre les multiples accointances de Mme Alliot-Marie avec des personnalités du régime Ben Ali et le soutien que la diplomatie française lui a accordé jusqu’au bout. Comment ne pas rapprocher l’offre de coopération policière faite à l’Assemblée avec son coup de fil à Ben Ali et sa rencontre avec le ministre de l’Intérieur pendant ses vacances tunisiennes.

La diplomatie française a été discréditée par cette affaire mais aussi par son absence d’empathie vis-à-vis des révolutions démocratiques populaires en Tunisie et en Egypte. C’est pour toutes ces raisons que Mme Alliot-Marie doit démissionner afin que la France retrouve une voix sur le plan international. 

Ce comportement montre la nécessité d’adopter rapidement une loi sur les conflits d’intérêt que le groupe SRC continue de réclamer et qui doit s’appliquer à tous les élus de la République. 

****

La confusion des intérêts politiques et privés est devenue avec N. Sarkozy un véritable système de gouvernement à l’intérieur comme à l’extérieur de nos frontières. Après les voyages de M. Alliot-Marie à bord de jets d’amis du régime dans une Tunisie en pleine révolte où la dictature fait tirer sur la foule, c’est le Premier ministre F. Fillon qui a bénéficié des largesses de Moubarak pour ses vacances privées. Il est urgent de remettre la République à l’endroit, de rétablir une exemplarité, une rectitude de comportement pour les dirigeants de notre pays. Les députés socialistes demandent que soit présenté au Parlement le plus rapidement possible un projet de loi qui mette fin aux conflits d’intérêt.

Question au gouvernement de Bruno Le Roux
envoyé par lerouxbruno. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

Le gouvernement ne peut pas demander des efforts aux Français et être le premier à s’en exonérer. Nos ministres ont confondu leurs mandats officiels avec leurs agréments privés. C’est un véritable délitement de l’esprit public qui ruine la crédibilité de la France et accroit la défiance des Français dans leurs institutions.

C’est l’enjeu de la prochaine élection présidentielle : remettre la République à l’endroit, rétablir une exemplarité, une rectitude de comportement pour les dirigeants, qu’ils soient ministres, parlementaires, élus locaux, président de la République ou haut fonctionnaire. En 1997, c’est aussi cette rigueur de comportement, ce respect des règles républicaines qui a permis au gouvernement Jospin de rétablir la confiance dans le pays et de le relancer sur le plan économique et social.

Pour l’heure, il faut en finir avec la République du copinage, des passe-droits et des privilèges. Il est urgent de faire voter une loi qui mette fin aux conflits d’intérêts à l’intérieur de notre pays comme à l’étranger.

 

Question au gouvernement de Bruno Le Roux le 08/02/11

 

 

 

Jean-Marc AYRAULT, Président du groupe socialiste, invité de RTL (9 février 2011)   


Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes, président du g
envoyé par rtl-fr. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

Questions au Gouvernement :

   Dépêches

Publié dans : Démocratie
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Lundi 24 janvier 2011 1 24 /01 /Jan /2011 19:06
- Par Francoise Olivier-Coupeau

Françoise Olivier-Coupeau

Députée du Morbihan

 

 

Communiqué de presse du 24/01/11

 

L'Hôtel de la Marine

 

 

 

 

Le doute plane sur l'avenir de l'Hôtel de la Marine.

 

Alors qu'il y a quelques mois, j'avais souligné avec mon collègue Louis Giscard d'Estaing dans notre rapport sur les recettes exceptionnelles du Ministère de la Défense, qu'une somme de 300 millions d'euros, inscrite en loi de programmation militaire mais non en loi de finances initiale, figurait au titres des recettes exceptionnelles attendues pour 2010. Comme nous le prévoyions ces recettes sont nulles.

 

Et pourtant, elles restent particulièrement indispensables pour le Ministère de la Défense comme le démontre l'article du Monde du 19 janvier dernier qui s'appuie sur nos estimations.

 

En effet, le journal confirme la nécessité de ces recettes destinées à financer « le Pentagone français » dans le 15e arrondissement à Balard.

 

Deux questions se posent : peut-on, d’une part, sacrifier notre patrimoine historique, d’autre part, ne faudrait-il pas une sérieuse étude en amont comme nous le réclamons depuis des mois ?

 

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Publié dans : Communiqué de Presse
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